Étape 1 — Collecter les données d'identification
Avant toute analyse financière, il faut s'assurer de l'existence légale et de la bonne identification du client. Cela implique de récupérer le SIREN/SIRET exact, de vérifier l'état de l'établissement sur l'API SIRENE de l'INSEE (actif / cessé) et d'identifier le(s) dirigeant(s) légaux via l'extrait K-bis ou le Registre National des Entreprises (INPI).
Cette étape est souvent négligée, mais elle permet d'éviter les risques d'usurpation d'identité commerciale (fausse entreprise, homonymie) et de vérifier qu'aucune procédure de liquidation n'a été ouverte récemment au BODACC.
Étape 2 — Analyser les données financières disponibles
Pour les entreprises soumises à dépôt obligatoire (SA, SAS, SARL sauf option confidentialité), les bilans et comptes de résultat sont accessibles sur Infogreffe. L'analyse porte sur les trois derniers exercices disponibles pour identifier les tendances.
Les points de contrôle prioritaires :
Croissance ou érosion ? Des fonds propres négatifs indiquent une situation de cessation des paiements potentielle.
Fonds propres / total bilan. En dessous de 15 %, signal d'alerte fort.
Trésorerie disponible moins les concours bancaires courants. Une trésorerie nette négative chronique est préoccupante.
Un EBITDA positif mais volatile (variation > 30 % d'un exercice à l'autre) augmente le risque de rupture de liquidité.
Un BFR en forte hausse peut signaler des difficultés de recouvrement clients ou des stocks en excès non valorisés.
Étape 3 — Surveiller les événements légaux récents
Les données comptables, même récentes, peuvent ne pas refléter une détérioration intervenue après la clôture du bilan. La surveillance des événements légaux publiés en temps réel complète l'analyse financière statique :
BODACC
Ouverture de sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation. Publication obligatoire dans les jours suivant le jugement.
INPI / RNE
Changement de dirigeant, modification du capital, cession ou nantissement de fonds de commerce.
INSEE SIRENE
Passage en état 'fermé' ou changement de tranche d'effectif significatif.
Infogreffe
Dépôt tardif ou absence de dépôt de bilan — signal possible de difficultés à préparer les comptes.
Étape 4 — Évaluer les signaux extra-financiers
Les signaux faibles extra-financiers sont souvent les meilleurs prédicteurs de défaillance à 6-12 mois, avant que les ratios comptables ne se dégradent visiblement :
- Historique de paiement : retards répétés sur les règlements fournisseurs ou impôts (disponible via le scoring comportemental ou les centrales de risques).
- Concentration client : un client unique représentant plus de 40-50 % du CA introduit un risque de domino en cas de perte de ce client.
- Ancienneté : les entreprises de moins de 3 ans présentent statistiquement un taux de défaillance bien supérieur à la moyenne sectorielle.
- Turn-over dirigeants : plusieurs changements de dirigeants en 12-18 mois peuvent signaler des difficultés de gouvernance.
- Secteur d'activité : certains secteurs (BTP sous-traitance, restauration, transport routier) ont des taux de défaillance structurellement plus élevés ; les seuils d'alerte doivent être ajustés en conséquence.
Étape 5 — Automatiser et surveiller en continu
La vérification ponctuelle avant entrée en relation est insuffisante pour des portefeuilles importants. Un client solvable au moment de l'accord peut se retrouver en difficulté 6 mois plus tard. La surveillance continue permet de déclencher des alertes dès qu'un événement significatif est détecté :
Un moteur hybride IA + algorithme propriétaire automatise cette surveillance et recalcule le score de solvabilité à chaque nouvel événement, sans intervention manuelle.
Questions fréquentes
Vérifiez la solvabilité de vos clients B2B en 30 secondes
Moteur hybride IA + algorithme propriétaire. Score 0-100, explicable, EU AI Act conforme.
Découvrir le logiciel